Sucre : le doux poison avec un lobby sui ...

Sucre : le doux poison avec un lobby suisse

Jul 22, 2025

En Suisse, chaque citoyen consomme environ 100 grammes de sucre par jour. Cela représente à peu près 25 petits sachets de café, soit le double de la recommandation de l’Organisation mondiale de la santé. Et comme de bons Helvètes, nous le faisons ponctuellement, efficacement, et probablement avec du chocolat de qualité.

Aujourd’hui, le pays débat : faut-il légiférer sur la chose? La gauche veut taxer. La droite crie « liberté de choix ! ». Les distributeurs demandent cinq ans pour s’adapter comme si le sucre était de l’uranium enrichi. Et le citoyen lambda ? Il tourne un peu en rond, probablement en hyperglycémie légère.

La question est simple : la liberté de choix, d’accord. Mais quel choix avons-nous quand tout est déjà sucré jusqu’à la moelle ? C’est comme aller au restaurant et devoir choisir entre fondue au fromage… et fondue au fromage avec encore plus de fromage.

Quand on sucre son café, au moins on sait ce qu’on fait : on choisit. Mais quand le sucre se cache dans le pain, le yaourt, la sauce tomate et même la moutarde (oui, je l’ai vu), quelle liberté reste-t-il ?

Le plus drôle (ou tragique), c’est que lorsqu’arrivent les effets secondaires du sucre diabète , hypertension, obésité, etc. nous tous qui payons la note. La liberté individuelle devient une charges collective. C’est un peu comme si le voisin laissait couler son robinet et que tout l’immeuble partageait la facture d’eau.

Et pendant ce temps, les distributeurs expliquent qu’ils ne peuvent pas réduire le sucre tout de suite. Il leur faut une « transition ». C’est curieux : un produit vendu cinq fois plus cher que son coût de fabrication a besoin de cinq ans pour mettre… moins ?

Évidemment , il y a une certaine poésie dans le sucre. Il réconforte, dynamise, console… et tue à petit feu. C’est l’amant perfide de l’alimentation moderne : il semble inoffensif, mais il nous sabote de l’intérieur avec un sourire caramélisé.

Alors peut-être qu’il est temps de changer. Pas avec fanatisme, ni en interdisant le chocolat des grands-parents. Mais avec bon sens. Comme pour le café : ceux qui veulent sucrent. Ceux qui ne veulent pas, s’abstiennent. Et personne ne crie au scandale démocratique.

Au fond, le sucre, c’est comme un politicien populiste : il promet du plaisir facile, mais il finit par coûter cher en consultations, en analyses, en traitements… et en impôts.

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